"Interpréter n'est pas seulement traduire d'un langage à un autre langage, ni non plus fixer le sens d'une parole en signification thématisée. C'est permettre que le sens se meuve et circule sous les expressions diverses et multiples qu'emprunte le langage pour lui donner corps et vie." Marc-Alain Ouaknin. Concerto pour quatre consonnes sans voyelles. Pages 207-3§, PAYOT 2003

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dimanche 4 mai 2008

LES HOMMES DE L'OMBRE XI

CHAPITRE ONZE

S'il faut, changeons ce qui doit l'être!

Malgré les découvertes scientifiques et les progrès techniques qui en découlent quant à l'application des nos connaissances acquises, nous n’avons toujours pas encore la parfaite connaissance de Dieu, des choses divines et spirituelles. A la seule idée de l'existence de Dieu, certains piquent une crise.

La pensée divine nous échappe et nous dépasse à tel point que le commun des mortels est d'accord pour dire que Dieu n'existe pas. Pourtant avec tout ce que nous avons accumulé comme connaissances de l'univers, des êtres, des choses, de la matière, du vide, connaissances à la fois scientifiques et techniques, n'a jamais aussi claire et évidente qu'aujourd'hui l'existence d'un Dieu super intelligent, Omniscient, super puissant, Tout-puissant, un Dieu d'une inteligence très avancée et qui a la capacité de suspendre dans le vide toute cette masse cosmographique à la fois supra-gigantesque et infiniment infinitésimale...

Ainsi, en ne suivant pas ses recommandations, nous tâtonnons, ne sachant quelle voie choisir, la gauche ou la droite. La majorité est passée à droite! Nous combattons et tuons nos propres frères et sœurs, nos enfants et nos femmes, en évoquant des fausses raisons. Et nous faisons engendrer et entretenons dans les cœurs des nôtres de la haine contre leurs propres frères, leurs propres sœurs et leurs propres enfants. Loin dans l'histoire de l'humanité, nos ancêtres incultes des choses divines se sont comporté pareil.

Nous n'avons qu'une race sur terre: l'humanité. Mais les hommes se complaisent encore dans la couleur de leurs peaux pour décimer, affamer, anéantir ceux qui n'ont pas la même couleur de peau que la leur, niant de ce fait même leur porpre humanité. Ce qui nous prouve à suffisance qu’à la date d’aujourd’hui, les choses n’ont toujours pas changé. Nous commettons les mêmes "péchés" et les mêmes erreurs qui nous détruisent et mettent en péril notre monde et même l'humanité.

Notre condition, si nous ne considérons que quelques détails de près - pour ne pas nous étaler sur des verbiages pompeusement inutiles -, est plus grave et dramatique en ces temps modernes puisque, comme je disais ici-avant, nous connaissons beaucoup de choses sur l'univers, nous avons découvert beaucoup des lois extraodinairement plus avancées dans la nature, compris le fonctionnement du corps de l'homme, des êtres, des choses qui ne peuvent exister d'elles mêmes que par la force d'une intelligence supérieure. Nous avons même pu toucher le noyau de l'atome et le démonter dans une gigantesque déflagration fracassante causant des milliers et des milliers de morts!

L'humanité s'est mise en danger elle-même à force de découvertes scientifiques, certes nécessaires, et d'applications techniques, ma foi utiles, de plus en plus sophistiquées.

Mais tout cela ne nous aide pas à comprendre la logique universelle qui règle la vie et de l'existence terrestre pour nous guider vers la voie de la sagesse divine en respectant les lois de l'univers.

La voie que, nous, l’humanité, nous empruntons pour régler nos problèmes, même après mûre réflexion, n’est dans la plupart des cas justement pas celle que nous devrions suivre.

L’erreur est humaine, me dira-t-on. C’est sûr. Mais l’origine de l’humanité est divinement parfaite. Il n'y a pas d'erreur là dessus. Tout y est quatifié de telle sorte que les lois qui le régissent respectent une logique sans faille qui échappe aux communs des mortels. Et puisque nous sommes allés jusqu'au coeur de l'atome, j'espère qu'un jour, et c'est peut-être bientôt, l'homme, l'être humain, connaîtra la logique des lois qui régissent l'univers et le cosmos.

Mais que nous servira de connaître ces lois si nous n'avons encore cultivé, si nous avons pas encore connu l'amour indéfectible du prochain qui est la base même de la création de l'univers. Sans amour en effet, sans amour de l'autre, cela nous servira à rien, sinon à la destruction de l'homme et de tout ce qui l'entoure.

Et mon espoir est que l'origine divine, que le naturel divin revienne au galop. C’est ce que j'espère avec foi. Puisque Dieu qui est parfait ne pourrait pas laisser indéfiniment l’imperfection pervertir et détruire sa vie qui est active dans tout l'univers et nous pourrir l’existence.

Et si l’humanité, caractéristique principale de l’homme, est divine, mutandis mutandi, l’erreur, en soi, ne serait-elle pas divine, elle aussi ? Le tentateur était un être spirituel créé par Dieu et connaissant en partie les choses de Dieu. Et Dieu lui avait fait confiance.

Pourquoi il lui avait fait confiance et donné l’autorisation d’entrer dans le Jardin où étaient gardés l’homme et la femme créés à l'image de Dieu? Et qu'est-ce donc l'image de Dieu? Pourquoi cet ange avait choisi librement, si tel est la vérité, de tenter Eve et ainsi la faire basculer dans la désobéissance? Est-ce qu'une créature peut-elle s'opposer librement à son créateur? Est-ce que la situation actuelle du monde était le but recherché par le diable, le serpent ancien? Serait une délectation pour le diable de voir les humains s'entretuer pour des richesses matérielles temporelles?

Au centre du jardin de l’Eden, si l'on en croit la Bible, il y avait l’arbre "de la connaissance du bien et du mal". Donc on peut dire que le mal co-existait avec le bien. Qu'est-ce à dire? Si l’idée du péché, donc du mal faire, existait avant l’homme au même titre que le bien, quel est alors le péché de l’homme dans le fait qu’il l’ait découvert?

Pour comprendre, il faudrait que j'essaie alors de vous donner ma définition du "mal" et du "bien". C'est personnel et cela n'engage que moi. Heureux serais-je, si parmi vous, il y en a quelques uns qui partageront cet avis.

Connaitre le bien, cela voudrait dire, il me semble : "connaitre d'abord la Volonté de Dieu, c'est à dire connaître son plan éternel et merveilleux pour l'univers, pour l'humanité, pour l'homme et pour tous les êtres et ensuite connaître aussi tout ce qu'il faut faire pour que cette volonté s'accomplisse et subsiste éternellement".

C'est avoir en fait la connaissance de Dieu, la connaissance des choses divines. C'est entrer dans la partie lumineuse de la Loi divine, du commandement divin. C'est la Vie. Or Le Seigneur dit avec regret d'ailleurs quelque part dans la Bible: "Mon peuple est détruit parce qu'il lui manque la connaissance..." Osée 4,12.

Par contre, connaître le mal, cela voudrait dire : "Connaître tout ce qu'il ne faut pas faire, tout ce qui pourrait mettre en péril l'accomplissement de la volonté de Dieu, qui pourrait nuire au processus de la réalisation du plan divin".

C'est la partie sombre de la Loi, le revers de la médaille. Car la Loi comporte la bénédiction pour celui qui la respecte et la malédiction pour celui qui crache dessus. Comme quelqu'un qui finirait en prison pour n'avoir pas respecté la Loi, alors que cette même Loi avait pour vocation de le protéger, de le garder dans la liberté comme elle garantit les libertés de tous ceux et de toutes celles qui la respectent.

Ce qui me fait comprendre que la connaissance acquise est une chose: la mise en pratique de la connaissance, vivre selon la connaissance, l'expérimentation de cette connaissance donc en est une autre. C'est la sagesse de l'existence. Et c'est là ce que Dieu veut arriver à donner à l'homme: la capacité de faire le Bien en mettant dans son coeur de l'amour vrai pour son semblable puisque Lui-même est "Amour". Car, état donné que Dieu a tout créé par Amour, et les êtres et les choses, sans amour, il est impossible à l'homme d'obéir parfaitement à la Loi pour mieux exister dans l'univers. Il est difficile à l'être humain de l'appliquer la Loi, de la mettre en pratique, mieux, de la vivre d'une façon optimale sans l'amour de son prochain.

Or l'Amour, c'est "un fruit de l'Esprit". Sans l'Esprit de Dieu, on ne peut porter des fruits de l'Esprit. On ne cueille pas des mangues d'un avocatier, pour paraphraser le Seigneur de la Bible.

C'est ici où il est impérieux que vienne l'Esprit de Ha MeShYa, Le Christ, pour nous éclairer sur ces choses. Car tout est et devient par lui, en lui et pour lui.

Si notre péché est d’être né homme, descendants d’Adam et d'Eve, que faut-il pour nous sortir de là ?

Nous faudrait-il non seulement avoir la connaissance de Christ-HaMeShYa? Sûrement pas. Puisque toutle monde "connait" Jésus-Christ. Mais il importe aussi d'avoir son Esprit en permanence en nous. L'Esprit de Jésus-Christ, HaMeShYa, ce n'est pas quelque chose qui s'achète avec de l'argent, ni par quelques privations ou jeûnes comme le font certains, mais par la foi fondamentale en Lui. Simplement. Et la foi vient de ce qu'on entend ou qu'on lit, si ce qu'on entend ou qu'on lit est La Parole de Dieu, c'est à dire, la Bible, La Parole de Dieu.

Quand nous atteignons l'âge de comprendre, on nous apprend que tel dont le visage nous a caressé depuis notre tendre enfance, est notre père. Nous le croyons et acceptons jusqu'au fond de notre être de telle sorte que personne ne nous l'enlèvera du crâne. Et nous le vivons avec foi.

N'ayant donc pas décidé d'être de nous-mêmes, quand nous atteignons l'âge du "cogito ergo sum", et que nous découvrons ou apprenons que Dieu - YHWH, Jésus-Christ, Allah, Yaweh selon les noms que lui donnent les religions -, est notre créateur, nous devons aussi le croire et le vivre avec foi en toute choses en essayant peu ou prou de suivre ses conseils et recommandations pour notre liberté sur terre et dans l'univers.

Avoir l'Esprit de Sagesse divine, c'est saisir la pensée du Créateur de l'Univers au sujet de sa création justement et y vivre selon lui. Il faut croire en YéShWa HaMeShYa selon son Evangile biblique. Il faut l'accepter comme son Seigneur et Sauveur personnel dans l'intimité de votre coeur et ensuite vous faire baptiser par immersion au nom de YéShWa HaMeShYa dans un cours d'eau conformément à son oeuvre sur la croix, à sa mort et à sa résurrection d'entre les morts.

C'est un engagement devant Dieu et les anges dans la pleine conscience de son étant à suivre sa Vie et son oeuvre pour le bien de toute l'humanité. Donc il faut savoir ce qu'on fait en s'engageant de la sorte. Puisque les conséquences peuvent être catastrophiques. Ceux qui bâptisent les enfants sans connaissance au lieu de les présenter simplement à Dieu d'abord afin que ce dernier les garde sous ses ailes jusqu'à leur majorité pour prende la décision de s'engager eux mêmes, commettent une grave erreur et mettent la vie de leurs enfants en danger spirituellement. C'est alors que les démons, des esprits impurs entreront dans nos enfants pour les empêcher à l'âge adulte de prendre la bonne décision. Comment? Je ne sais. Dieu seul le sait. Mais je vous le conseille: prenez garde, vous qui prenez la décision à la place de vos enfants de leur donner le baptême.

Est-ce qu'il faut accepter le Seigneur YéShWa HaMeShYa seulement devant un pasteur, un frère, une soeur, ou un diacre de l'Eglise évangélique charismatique?

Même si vous n'êtes pas connu d'une église évangélique, même si vous êtes athées en ces moments, même si vous êtes meurtrier, violeur, pédophile, ou je ne sais quoi, homosexuel, kamikazé et que vous avez tué au nom de Dieu, quelque soit votre religion traditionnelle, Islam, Catholique, Protestant baptiste ou charismatique, Bouddhisme, Animisme, Rose-croix, Sorcellerie, ou toute autre réligion ou philosophie non évangélique en tout cas, si vous êtes convaincu par l'Esprit de Dieu comme vous êtes entrain de lire ce texte, si vous êtes convaincu par l'Esprit Saint quand vous lisez la Bible par curiosité, ou simplement quand vous ne croyez pas et que vous voulez simplement mettre Dieu en épreuve pour voir s'il existe, dans l'intimité de votre coeur, entre vous et Dieu, vous n'avez besoin de personne que Lui.

C'est entre vous et le Dieu, Créateur de l'univers. Votre Créateur. Celui qui a décidé sans avoir besoin de vous consulter de vous mettre un jour sur terre. Librement et de son plein gré pour votre bonheur. Parlez-lui ouvertement à Lui, le vrai Dieu, votre Créateur, comme s'il était là, puisque Dieu est Pur Esprit. Il est là. Il est là à vos côtés et aux côtés de tout homme, croyant ou non qui L'invoque. Vous n'avez pas besoin de le nommer selon tel ou tel religion. Il est sans nom, disent les hébreux: "Celui qui n'a pas de nom", YHWH... Il est "ce qu'Il veut être et parâitre aux yeux de celui qui croit fortement en Lui."

C'est encore une grave erreur que de croire que Le Seigneur n'est qu'avec les justes, qu'auprès des croyants. Non. Abandonnez cette vieille idée réçue, largement erronnée.

Jésus dit dans son l'Evangile de Luc au chapitre 5, verset 31-32, qu'il est venu "pour les malades" et non pour les bien-portants, pour les pécheurs et non pour les justes. Et les prophètes anciens l'avaient prédit. Esaïe 53, 4-5. Donc le Dieu Créateur est plus près de ceux qui sont dans le besoin, qui sont à l'extérieur de nos églises, de nos mosquées, des nos maisons de prières... Car la vraie maison de Dieu, c'est le coeur de l'homme. Voilà le sanctuaire où aime trôner Dieu, notre Créateur.

"J'ai tendu mes mains vers les gens qui ne me réclamaient pas, j'ai appelé un peuple qui ne me connaissait pas..."

YéShWa HaMeShYa, notre Seigneur et Dieu, avait dans les jours de sa chair accompli les paroles des prophètes anciens. Et les apôtres l'ont confirmé. Matthieu 9; 2 Corinthiens 5 19; 1Timothée 1, 15; 1 Jean 2,2. En plus selon la Bible, YéShWa, Jésus, aime beaucoup les hommes qui sont dans les péchés pour les aider et les sortir de là, puisque l'homme ne peut lui-même se sortir de la mouise dans laquelle le diable, le serpent ancien l'a plongé depuis la chute. En effet, il est écrit: "Dieu a TANT aimé le monde (et non l'Eglise) QU'il a donné Le Fils Unique afin que QUICONQUE croit en Lui ne périsse point mais qu'il ait la Vie éternelle."

Il a TANT aimé, et en conséquence "Il a donné son Fils", c'est à dire qu'Il a donné à l'homme tout ce qu'Il avait de meilleur pour le faire sortir de la déchéance. Lui-même en se faisant Fils parmi les hommes. Il serait en effet un Dieu injuste s'il avait donné "un" fils innocent, une autre personne que Lui-même pour mourir à sa place afin que vivent les hommes qu'Il a créés à sa ressemblance comme beaucoup le croient. Et, dans ce cas, Il ne respecterait même pas sa propre parole qui dit que "les fils ne paieront pas à la place des pères, ni les pères à la place des fils: mais que chacun mourra pour son péché!" Ezéchiel 18, 19-20.

Mais la Bible est claire là dessus. Dieu est venu lui-même selon qu'Il l'a promis dans l'annonce des prophètes hebreux: "Voici, votre Dieu... Il viendra Lui-même et Il vous auvera!" Esaïe 5, 4. Il s'est fait chair comme un fils d'homme afin d'être avec les hommes selon le nom "Emmanuel" qui signifie "Dieu avec nous", et non "fils de Dieu avec nous"... Puisqu'Il avait dit, je cite: "Je serai au milieu d'eux: ils seront mon peuple et moi je serai leur Dieu!

Esaïe 40, 10, 11; Ezéchiel 34, 30-31. Dans le chapitre 10 de l'Evangile de Jean, il est clair que YéShWa, révélé HaMeShya dans la chair, est l'incarnation même du Dieu invisible, YéWa -YHWH. Pour tout ¨fils d'Israël, les propos de HaMeShYa était sans équivoque: "Ce n'est point pour une bonne oeuvre que nous te lapidons mais pour un blasphème, et parce que toi qui es un homme, tu te fais Dieu." D'ailleurs dans le Nom ShWa, il y a le Nom YéWa. dans le Nom Y.H-Sh-W.H, il y a Y.H.W.H.

Le Nom de YéShWa est au dessus de tout nom puisque c'est YHWH El Shadday, le Nom même du Dieu unique et tout-puissant. Ephésiens 1, 20-21; Colossiens 1, 15-19.

La Bible dit que "Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé!" Et encore que Tous ceux qui se confient en Christ-Ha-MeShYa ne seront jamais confus.

Vous pouvez donc l'invoquer librement, seul dans l'intimité de votre coeur, comme vous le voulez en secret. Il restera en vous jusque quand vous serez convaincu par son Esprit afin de le témoigner. Mais cela ne sera pas de votre fait. Il s'en chargera au moment opportun. L'Esprit, si vous l'acceptez sincèrement et le laissez vous diriger, vous enseignera dans la lecture de la Bible et vous dictera ce qu'il faut faire, où aller pour la gloire de son Nom.

C'est comme quand un homme et une femme se rencontrent et veulent faire du chemin ensemble. Ils ne vont pas directement devant monsieur le Maire, ils ne vont pas directement le dire aux parents. Mais entre eux, dans l'intimité de leurs coeurs qui s'accordent dans leur amour, dans leur engagement pour une vie commune, ils cheminent lentement mais sûrement vers la réalisation de leurs destinées sentimentales en se contruisant une base solide sur laquelle leur amour reposera.

Ce n'est qu'après qu'ils vont voir les parents d'abord pour leur faire part de leurs intentions, puis, après des préparatifs où les deux familles s'accordent, ils passent devant monsieur le Maire pour acter leur engagement devant les hommes, devant l'Etat. L'engagement devant Dieu ayant été fait dans la conviction intime de leurs coeurs sur la foi en leur amour comun.

Ainsi, vous pouvez faire de même. Là où vous êtes si vous êtes prêts à tenter cette expérience unique, faites le. Accepter le Seigneur YéShWa HaMeShYa dans votre coeur comme Seigneur et Sauveur. Dites le lui simplement sans crainte au plus profond de votre coeur et avec une pure et sincère conviction et volonté: car sans volonté, sans désir profond, votre foi n'aura aucune consistance.

"Oui, Seigneur YéShWa Ha MeShYa, je le veux! Je veux que tu sois mon Seigneur, mon Sauveur et mon Dieu. Viens Seigneur dans ma vie. Dirige moi, enseigne au travers de ta Parole. Que ton Esprit me convainc de ma vie péchéresse et qu'Il me montre le chmin de la Vie. Seigneur YéShWa HaMeShYa, pardonne mes péchés (dites lui tous vos péchés, vos erreurs en les nommant dans votre coeur ou à haute voix si vous vous êtes isolé dans votre chambre) et que je deviennes pur devant vous. Efface mes trangrsssions par ton sang, celui que tu as versé sur la Corix à Golgotha. Je crois que Tu es le Dieu vivant, Seigneur YéShWa HaMeShYa. Agis dans ma vie, j'ai vraiment besoin de toi dans mon existence, j'ai besoin de sentir ta présence dans ma vie!" Amen!

Qu'est-ce que vont penser les autres, dites-vous? Rien. Et même s'ils en pensent quelque chose de mal, vous aurez été en terme parfait avec votre créateur selon la Loi de l'Esprit et la Loi de la Création de la matière. Vibrez avec le monde, vibrez au même rythme que l'Univers, mais faites le en Dieu par YéShWa HaMeShYa!

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Si le peuple que Dieu a créé à son "image" meurt par manque de connaissance comme il le dit quelque part dans la Bible, c'est parce qu'avant la chute, il n'a pas eu en effet le temps de nous donner son Esprit de connaissance afin de connaitre les choses divines avant que le diable tente nos premiers parents et les fasse tomber dans le péché. C'est parce qu'à cause justement du péchée, Eve n'avait eu le temps de concevoir le Fils et de l'enfanter dans le Jardin de l'Eden avant toute naissance des fils et des filles des hommes. Christ en effet devait être le premier en toute chose.

Lucifer, alors chérubin protecteur (Ezéchiel28,11-19) qui devait, comme jel'ai dit, remettre à Eve la Parole de Dieu comme l'ange Gabriel le fera à la suite avec Mariem pour la conception du Fils dans le jardin, a menti à Eve faisant ainsi tomber toute l'humanité dans la désobeissance. Il a ainsi empêché Eve de concevoir et d'enfanter le Fils qui devait être le "premier-né de tous les enfants des hommes". Il est "Alpha", le commencement de toute chose et "Oméga" qui clôturera le système des choses à la fin des temps. C'est Lui qui devait ouvrir la maternité d'Eve pour bien conduire toute l'humanité, Adam et Eve compris, dans la connaissance parfaite de Dieu et dans le Sabbat de Dieu pour des félicités éternelles.

Aujourd’hui, nous héritons d’une tare injuste et payons pour le mal que nous n’avions pas fait. Si le mal, nous l'avions fait quand nous étions encore dans les reins d'Adam et d'Eve, nos parents. En effet, dans leurs reins était toute l'humanité du commencement jusqu'à la consommation des temps. Tous les hommes qui sont prévus à naître dans ce monde jusqu'à la fin du monde étaient déjà nommés dans les reins d'Adam et d'Eve quand ils étaient dans le jardin de l'Eden, commettant leur péché sous les instigations du diable. Seulement, ils n'avaient pas la connaissance de Dieu pour répliquer au diable comme HaMeShYa le fera dans le jour de sa chair au tout début de son ministère lors de sa tentation selon les trois premiers livres évangéliques. Matthieu 4, 1-11; Marc 1, 9-13; Luc 4, 1-13.

Qui doit donc payer pour effacer ce mal, ce péché qui nous ronge et qui pervetit toutes les voies de Dieu en nous? Quelqu'un avait-il déjà payé ou devrons-nous, comme le demande Jean le baptiseur, en attendre un autre?

Si. Quelqu'un avait payé à notre place, il y a plus de deux mille ans. C'est le Christ, Ha MeShYa. lui, notre Dieu et Créateur, il est descendu sur terre comme un simple homme se faisant notre semblable, puisque nous sommes créés à son image. Il avait été crucifié comme un vulgaire pécheur. Il avait versé son sang précieux et pur selon les exigences de la loi édénique et mosaïque. Il était mort, enseveli parmi les morts. Il était ressuscité d'entre les morts, et est glorieusement vivant maintenant avec nous sur terre et, si nous l'acceptons comme Seigneur, Dieu et sauveur, en nous en esprit tous les jours pour nous assister et nous soutenir sans faille dans ce combat contre le mal et le manque de connaissance.

Puisque les rétombés du drame édénique dans le manque d'amour entre les hommes, continuent à sévir sur ceux qui sont sans connaissance du vrai et unique Dieu, à savoir, YéShWa HaMeShYa, et les poussent à faire du mal à leur semblable afin que nul ne soit pas sauvé de la catastrophe imminente qui va frapper le monde et l'univers matériel.

C'est pourquoi Dieu nous fait grâce à nous qui étions encore enfants sous la garde de la Loi - le pédagogue -, innocents et sans connaissance des choses divines. Il a par contre puni lourdement celui qui avait péché et nous avait fait pécher ayant la pleine connaissance du plan de Dieu, Lucifer, qui s'était incarné dans le serpent dans le jardin.

Ainsi, selon qu'il est dit que "nous écraserons la tête de la descendance du serpent ancien", nous devons combattre par la foi au Nom de YéShWa HaMeShYa, en vertu de son Sang, en achêvant ses souffrances dans notre chair et en suivant dans notre esprit les conseils et recommandantions de l'Esprit Saint de Dieu pour triompher du mal et du diable...

Pourquoi?

Parce que nous sommes issus d'un même Corps Que Le Messie YéShWa, parce que nous sommes les membres de son Corps. Il vit encore en Esprit dans nous afin de gagner ceux qui sont encore dans les antres ténébreuses du diable afin qu'ils soient à leur tour sauvés.

Et quelle est la place des Juifs dans tout cela?

Les Juifs sont nos aînés dans la foi. Ils sont à la tête de la marche des peuples universels de l'unique et vrai Dieu vers l'Eternité. Toutes les religions du Livres doivent normalement respect aux juifs. Même si le Coran considère Jésus, HaMeShYa comme simple prophète parmi tant d'autres, il est né Juif d'une sainte conception. Et sont hebreux tous les prophètes nommés dans le Coran que les musulmans vénèrent.

Qu'est-ce à dire que les juifs soient nos aînés?

Quand YHWH avait vu la déchéance des hommes, il s'était choisi un homme: Abram. Il lui avait demandé de quitter son pays, son père et sa mère, et d'aller dans le pays où Il lui indiquera. Abram avait donc tout quitté prenant sa femme Saraï et son neveu lot et ses serviteurs et servantes.

YéShWa, C'est à dire YHWH El Shadday, se révélera à Lui et après l'avoir mis en épreuve, il changera son nom Abram en Abraham, qui signifie "père d'une multitude des peuples". Bien que nous ne soyons pas descendants directs des juifs, des hebreux, d'Abrahm, nous peuples du monde qui croyons en HaMeShYa, nous sommes descendants d'Abraham par la foi et selon sa foi qui lui fut imputé à Justice. car il est écrit que le Juste vivra par foi. C'est à dire simplement que le pécheur né sera sauvé par la foi du seul Juste, HaMeShYa.

Il y a donc ceux qui sont "fils et descendants d'Abraham" par le sang, tous les descendants d'Ish'ahak*, en fait tous les hebreux et les juifs, sans oublier les Ismaëlites, descendants d'Ishmaël**, fils qu'Abraham avait eu avec sa servante égyptienne, donc les peuples arabes du moyen orient et du nord de l'Afrique, adèptes de l'Islam en majorité.

*Ish'Ahak signifie, l'homme a ri. Ish=homme. Parce que Saraï avait rigolé quand elle avait entendu l'ange de YHWH dire à Abram qu'elle aurait eu un enfant l'année prochaine quand il serait revenu, estimant, vu leurs âges avancés qu'il était impossible qu'elle eusse d'enfant. Génèse 18, 9-15.

**Ish'mahel sigifie, l'homme que Dieu a donné. Ish=l'homme. C'est l'enfant en effet que Dieu a donné à Abram et à Saraï par Agar selon leur propre voeu. Ainsi l'ange de l'Eternel avait ordonné à Agar de retrouna chez sa maîtresse Saraï, puisque cet enfant n'était pas selon les coutumes le sien. Génèse 16, 7-16; 2:18-21.

Pour aller donc au fond spirituel de la vérité éternelle et ne pas rester sur la superficialité des choses matérielles qui périssent, si Abraham avait cru Dieu, YHWH El Shadday selon la façon d'adorer qu'avaient héritée les hébreux, les juifs, pourquoi nous ne croyions pas YHWH El Shadday de la même façon que ceux qui nous ont précédés et qui les premiers avaient reçu la Loi et les promesses immuables dont l'accomplissement est dans la personne de YHShWH HaMeShYa qui est la révélation même du Dieu d'Abraham, d'Ysh'ahak et de Yahakov, et j'ajouterais aussi d'Ysh'maël, puisqu'Ismaël avait aussi adoré le Dieu de son père, Abraham, bien que certains en pensent le contraire pour semer les troubles dans des esprits ignorants. D'ailleurs il n'en connaissait pas d'autres

Il n'est pas utile de cultiver la haine pour les autres hommes ou les autres religions, puisqu'aucune religion n'héritera du salut. Aucune religion. ce qui va triompher du monde, c'est la Vie dans un Amour parfait selon que YHShWH Ha MeShYa nous a donné l'exemple Lui-même comme le Parfait Berger qui donne sa propre Vie afin que ses brebis aient tous la Vie éternelle.

HaMeShYa n'avait pas tué pour imposer sa vérité. Il avait pardonné à tous dans un amour parfait et s'est offert Lui-même en patûre aux Loups diaboliques et démoniaques qui réclamaient la Vie des hommes, afin que ces méchants ne touchent pas à un seul cheveux de ces derniers, s'ils acceptent de Lui confier intimément et sincèrement leurs vies.

Ainsi, malgré nos divergences aujourd'hui sur le point clé de notre salut, à savoir la divinité parfaite et indéniable de YéShWa HaMeShYa et son oeuvre sur terre, nous respectons nos aînés juifs et hebreux qui ont souffert afin de produire le fruit de la Loi édénique, à savoir l'enfantement de Christ-HaMaShYa qui doit sauver le monde. Car le Seigneur avait donné un signe à Israël: "la jeune fille deviendra enceinte et elle enfantera un fils, on lui donnera le nom d'Emmanuel" qui veut dire "Dieu avec nous".

Et YHWH El Shadday, le Dieu d'Abraham, d'Yshahak, de Yahakov et d'Ismaël, le dit dans un passage du livre de Zacharie, au chapitre 12, verset 10, afin que tous sachent que le Christ-HaMeShYa que le monde avait percé et cloué sur la croix, que le monde avait insulté et dénigré comme un simple brigand, que le monde avait maltraité en le traitant d'imposteur, est vraiment notre Dieu Créateur, je cite:

"Alors, je reprendrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem* un esprit de grâce et de supplication. Et ils tourneront les regards vers moi**, celui qu'ils ont percé***. Ils pleureront sur Lui comme on pleure sur un fils unique. Ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier né."

*Habitants de Jérusalem: actuellement nous savons que Jérusalem est partégé entre juifs et arabes.YHWH parle des habitants de Jérusalem sans distinction de religions. ** Vers moi: vers YHWH puisque c'est Lui le Seigneur d'Abraham qui parle ici.

*** Celui qu'ils ont percé: nous savons tous que c'est Christ qui avait été percé, crucifié sur la croix. Or ici, YHWH dit clairement que YeShWa HaMeShYa, c'est Lui-même. Cela correspond exactement à ce que HaMeShYa-Christ disait au jour de sa chair: "Moi et le Père, nous sommes Un!" Jean 10:30, 38; Jean 14, 4-11.

Quand la lumière du Christ-Jésus éclaire ton esprit pour te donner la vraie connaissance, éteins tes lanternes avec leurs mornes et ternes lueurs. Suis la Lumière de la Vérité qui illumine le Chemin qui te conduit à la Vie éternelle.

* * *

« Le monde est fou », disait, comme parlant à lui-même, un homme inconnu que j’avais un jour croisé dans la rue.

En quoi, me suis demandé-je, le monde était fou? Et pourquoi ? L’était-il naturellement ou il l’était devenu ? Je ne pouvais pas répondre à cette question. Tout ce que je sais, c’est que l’homme n’est pas né fou. La condition de vie dans cette existence y est pour beaucoup.

"Vous, vous êtes le sel de l'univers. A quoi peut-on saler le sel si le sel même perd sa salinité?"

Même si nous rejetons l’explication du péché édénique pour expliquer la cause de notre basse condition d’existence, même si nous récusons le salut de l’humanité par le Christ, même si enfin nous renions l’existence d’un Dieu qui est « Amour », nous sommes obligés, et l’avenir nous le dira, de croire ce qui est dit dans les écritures. YéShWa HaMeShYa, notre Seigneur et Dieu, est le seul et unique Créateur de toutes choses.

Que les uns l’appellent Allah, Yawéh, Jehova, que les autres le disent Elohim ou YHWH, Dieu est Dieu. Il fait ce qu’il veut comme il veut. Il dit en effet à Moïse « Je Suis Ce Lui Qui Suis… Celui Qui S’appelle Je Suis. » Selon la traduction du Monde Nouveau: « JE ME REVELERAI ETRE CE QUE JE ME REVELERAI ETRE. » Exode 3: 14-16.

Dieu se révèle être ce qu’il veut paraître. S’il veut selon sa Parole paraître comme « Le Fils unique du Père » sur terre pour nous donner le parfait exemple, à nous, hommes créés à son image, afin que nous soyons ces enfants vrais et parfaits qu'il veut avoir pour l'éternité, quel est notre problème ? Nous devons suivre le Christ.

Mais… Dans toute cette mare noire des mondes, je me sens seul et encerclé des ondes. Mes amours, mes amitiés ne sont plus que souvenirs. Et je suis seul, face à la mort, l’ultime port de tout être. Je suis seul, spectateur impuissant du sort qui m'a frappé après m'avoir usé comme une simple marionnette. Le hasard? Il paraît qu’il n’y a pas de hasard. Et je confirme. Il y a beaucoup de moi dans mon infortune. Je l'avoue. Je me suis laissé en effet ensorceler au gré des airs terrestres pollués. Les hommes, les femmes et leurs enfants, tous, ils marchent fiers, la tête haute et les bras ballants sans se soucier qu'ils vont droit et certainement vers le grand gouffre.

Oh ! qu’ils sont inconscients, ces terriens, automates pensants, qui croient être des dieux, alors qu’ils ne sont que des pouilleuses ombres qui s’évanouiront sitôt que la lumière de la grâce divine aura disparu, plongeant l'univers tout entier dans le chaos originel de ses débuts.

- Allez ! Courage, primates, l’espoir est un labeur!

Mais le nôtre, notre espoir, basé sur du matériel qui n'est que néant, ne nous amenera à rien quand la matière aura disparu selon la loi qui la régit. Oui, bientôt, la matière expansée depuis des millénaires regagnera le vide de ses origines.

Je me demande ce que deviennent les restes de ceux qui ont perdu dans ce décor leurs vestes …

LES HOMMES DE L'OMBRE IX

CHAPITRE NEUF

Non cogito, sed sum

Il souffle un vent léger. Avec les bruissements des feuilles des arbres qui tombent une à une, j’entends des voix lointaines qui résonnent comme des échos dans mes oreilles…

- Mais oui, me suis-je dit après un moment de réflexion ! J’ai déjà entendu ces refrains quelque part. Ce sont les éternelles berceuses que ma mère, me portant sur son dos, chantonnait pour me faire dormir. Ce sont ces cris de bonheur que mon père poussait à plein gosier lorsqu’il me balançait dans les airs pour me rattraper avant que je ne touche le sol en jouant avec moi.

Mon Dieu, combien je jouissais de joie !

Simplement, beaucoup d’enfants n’ont pas pu vivre ce bonheur. Ceux avec qui ils pouvaient découvrir d’aussi tendres et précieux instants de bonheur n’ont plus été là quand ils en avaient vraiment besoin. Ils étaient tout seuls faisant dans leurs frocs sans un cœur paternel pour leur donner la force de lutter pour la vie, sans une âme maternelle pour leur donner le bol d’amour suffisant pour la parfaire.

Je ne pense pas, ce n'est pas moins vrais que je n'existe pas.

Ici, je pense à Hyacinthe Sanou, un jeune homme de quarante trois ans, qui vient de quitter cette terre, laissant derrière lui, la vie et ses mystères, la pauvre Sindja toute seule avec ses deux enfants, le petit Jean-Baptiste et la petite Flora.

Vous savez, il y a des moments de la vie où vous avez envie de crier à vous déchirer les cordes vocales, de monter sur les toits et d’ameuter l’univers tout entier sur votre sort malheureux, tant votre douleur est injustement gigantesque.

Mais nous sommes obligés, par je ne sais quel être inhumain, de regarder impassible le sort qui se joue lâchement de nous. Peut être que nous ne savons pas qu’il y a après cette vie terrestre, une vie de félicité. Soit. Mais pourquoi alors, s’il n’avait déjà pas décidé de lui-même d’être sur terre selon les écritures, faut-il qu’on lui impose des conditions pour qu’il puisse entrer dans le paradis ?

Comme ces deux enfants, ceux de mes sœurs et beaucoup d’autres orphelins que je ne puis nommer ici, je les entends résonner du fond de mon âme angoissée, ces cris. Et je les ressens présents dans mon cœur blessé, ces pauvres enfants sur lesquels sont indélébilement gravés des souvenirs pleins d’amours que leurs pères leur ont laissés.

Et je me demande ce que deviennent les restes de ceux qui ont perdu dans ce décor leurs vestes, je me demande ce que deviennent ces orphelins qui restent seuls, abandonnés à leur propre sort, lorsque leurs parents ont déserté malgré eux ces champs de bataille qu’est la terre des hommes.

Comment est-ce qu’un enfant de quinze ans, je pense à Nina, ma nièce, peut prendre et assumer seul la responsabilité de ses frères et sœurs ?

O Dieu ! Si tu vois cela, fais que les hommes de bonne volonté puissent les aider du mieux qu’ils peuvent afin de résorber la misère des orphelins sur la terre !

Des larmes coulent de mes yeux lorsque je regarde là-haut et que je vois dans les cieux s’avancer gracieusement des nues, qui se tortillent en se déplaçant. Ils prennent des formes bizarroïdes qui me ramènent en mémoire des têtes des ombres connues.

Kunga-kunga. C’est ainsi qu’en son jeune âge, je la désignais pour l’embêter. C’était ma petite sœur, Landu, l’une des plus belles fleurs terrestres. Yà Nzuzi, ma grande sœur, l’une des femmes qui faisaient fléchir les hommes les plus machos à leurs pieds. Elles ne sont plus là pour me répondre.

Hyacinthe m'avait promis de passer me voir vendredi soir après sa dialyse, mais il n’avait pas pu venir au rendez-vous: Dieu avait obligé le médecin de le retenir parce que son heure avait sonné et qu’il devait lui rendre son âme.

Après plusieurs pourparlers avec toute la junte céleste, dimanche à deux heures du matin Hyacinthe la lui a rendue sans rancune. Hélas ! Mais pourquoi la lui avait-il donnée, cette âme, pour la lui retirer en si peu de temps?

Je scrute cet espace plein d’un vide sentimental, cette cour, scène de théâtre tragédique où Dieu, jouant à cache-cache avec les hommes, laisse le diable et ses anges convoler avec tous leurs amours.

Je sonde tous les recoins de toutes les villes de cet Eden où les roses sont nées pour être abandonnées à elles-mêmes à fin de vivre les choses qui leur ont été destinées. Il n’y a rien. Pas une ombre de mes amours.

C’est maintenant que je vois comment, à la tombée du soir, sombrent les hommes ambitieux et leurs espoirs !

Car notre seule ambition, au-dessus de toute autre aspiration, est de vivre. Simplement et pour l’éternité. Est-ce là notre péché ? Vivre sur terre ? Est-ce là notre erreur ? Si notre existence n’est pas la volonté du Créateur, tout ce qui est écrit est faux. Pourquoi me blâmer alors lorsque je dis que je n’ai pas choisi d’être ? Pourquoi me blâmer lorsque je parle de la sorte ?

De Dieu, au sujet de sa création bien aimée, j’entends l’homme, je n’ai pas envie de justifier l’injustifiable. L’injustifiable étant que l’on vit une vie que nul homme n’a choisie. Je me répète à dessein. Puisque c'est Dieu qui avait fait son plan et nous a créés à sa ressemblance afin que nous vivions les choses pour les quelles il nous avait destinés.

L’homme se rend compte de sa vie et de son existence le jour où il en prend conscience comme disait monsieur Descartes.

- Je pense, donc je suis !

LES HOMMES DE L'OMBRE VIII

CHAPITRE HUIT

Le temps de la raison.

De là-haut, Dieu, qui observe tout ce qui se passe sur la terre des hommes, voit sous ses pieds mon cœur en prière que je couche sur cette feuille de papier.

Je suis loin de ceux pour qui l’amour vrai est une marque de faiblesse, loin de ceux pour qui l'amour est synonyme de sexe et pour qui la femme s’apparente simplement à un objet de plaisir, à une source, à un torrent de jouissance bestiale.

J’aime ceux qui aiment les vrais amours qui enrichissent à la fois et l'être, le coeur et l'esprit, la vie et l'existence. J'aime ceux que le manque d’amour perturbe. Je suis très proche des innocentes fortes passions mais très loin des romantismes puérils et enfantins.

Dans mon esprit et mon être, je côtoie de compassion intimement les amoureux meurtris qui, malgré eux, souffrent d’avoir trop aimé, regrettent - hélas!- d’avoir mal aimé. Je suis l’ami de ceux qui, sans rancune aucune, bénissent ces êtres dont les aises libertines les ont condamnés à la souffrance alors que, encore meurtris par les séquelles, ils en gardent encore frais les souvenirs.

Car c’est falsifier l’histoire que de demander à un offensé d’oublier l’offense. Le fait est gravé dans la mémoire. Un rien peut le rappeler. Un éclat d'étincelle peut l'embraser.

Mais l’offensé peut néanmoins faire l’effort surhumain de pardonner. Ce n’est pas chose facile pour un cœur fondamentalement humain que de pardonner, je le conçois ; mais il faut faire un effort.

Car pardonner à l’autre une offense, c’est reconnaître que nous vivons tous dans un monde où les apparences de choses ne nous donnent qu’une fausse réalité qui ne reflète pas leur vérité. Pardonner, c’est reconnaître que les autres n’ont pas la même force de caractère que nous, si nous estimons être forts, pas le même vécu que nous, et par conséquent, ne réagissent pas comme nous aux différentes réalités de la condition humaine.

Cela est possible si nous le voulons vraiment. Je pense que l’homme peut pardonner dans la mesure où il comprend d’où vient l’erreur, qui a poussé l’autre à commettre l’acte dont il souffre. Et puis la souffrance n’est pas éternelle, bien que son souvenir le soit.

Toute personne qui ne veut pardonner, est à mes yeux un lâche. Ce n'est pas une question de pouvoir, puisque tut le monde le peut, mais de vouloir.

Croyez-vous que la terre pardonnera un jour à l’être humain tout le mal qu’il lui a fait subir depuis la création ?

- Si la terre n’avait pas encore pardonné à l’être humain son péché, l'homme ne pourrait plus y vivre un seul instant.

Mais, comme les écolos, la terre ou mieux la matière rappelle et impose à l’homme le respect de ses limites. Hiroshima est un avertissement. L’atome n’est qu’une infime particule de la matière, invisible à l’œil humain. Si une particule infime de la matière peut, en s’éclatant, faire autant des dégâts, de quoi serait capable, le créateur de l’atome ?

J’ai beaucoup de respect pour vos recherches, messieurs les savants chercheurs. Mais je vous en supplie, laissez l’atome tranquille dans sommeil et ne vous amusez pas à l’enculer pour en sortir, je ne sais, quelle arme encore. Car que vous ne savez pas encore en maîtriser les réactions.

Il me vient que, souvent, seul en proie aux noirs désirs, je nous revois, Lui, elle et moi, unis en pataugeant dans la crasse boueuse de cette vie, tentant de résoudre, sans espoir, les questions du présent et de l’avenir, essayant de comprendre, de saisir l’énigme du mensonge universel, la teneur de la vérité éternelle, la réalité du vide ou du non-être et, éventuellement, du non-sens de certains faits et choses.

Car tout ne s’arrête pas au présent.

Tout ne se résume pas dans le réel.

Si tout se résumait dans l’aujourd’hui et dans ce qui est visible, « être » serait vraiment un non-sens, une ineptie, une absurdité.

Mais ils viennent des lendemains, même s’ils déchantent, qui nous obligent à lutter, en forçant notre espérance sur ce qu’il y a au-delà des choses visibles et palpables, un plus précieux trésor qu’il faut saisir avant sa mort. Et, là, c’est avec la complicité du « vieux » que nous vivons, ne sachant de quoi sera fait demain.

Et quand la mort débarquera, la faux à la main, chacun pourra partir le cœur tranquille.

On me dira que la mort est un mystère. Mais je ne crois pas dans la mesure où je sais qu’elle existe. C’est ce qu’il y a après la mort qui est un mystère!

Est-elle, la mort, une ouverture à une autre expérience ? Peut-être bien qu’oui, peut-être bien que non. Moi, je ne sais pas.

Qui peut d’ailleurs y répondre en apportant des preuves matérielles irréfutables?

Les humains délirent à ce sujet. Il y a ceux qui peuvent entrer en contact avec l’au-delà et parler aux morts. Il y a ceux qui, après une mort clinique constaté, ont été jusqu’au seuil de l’éternité et sont revenus à la vie : ils ont, semble-t-il, vu une grande lumière d'une blancheur incandescente comme à la sortie d’un tunnel.

Et il y a aussi ceux, nombreux, qui ont fait des rêves, qui ont eu des visions similaires…

Je ne peux pas juger de ces choses puisque je n’en ai aucune idée. Mais ce que je sais, c’est que nul ne sait ce que c’est vraiment la mort, ni ce qu’il y a après cette vie.

C’est vrai que le départ d’un être cher, crée un vide tellement énorme, que la mort nous paraît être un non-sens. Mais, je vais vous dire une chose, à vous qui me lisez :

- Le vrai vide de l’existence, le véritable non-sens de la vie et l’être, c’est le manque d’amour.

Lorsque l'amour qui devait être, n’est pas là, lorsque la vérité est remplacée par le mensonge, lorsque la vérité est considérée comme vile pour des basses raisons ou pour des intérêts égoïstes, là c’est vraiment absurde. Là être, exister devient un non-sens.

Tout se fait, se défait et disparaît. Toutes les vraies valeurs se fondent comme du beurre devant les puissantes raisons qu’avance le système du gouvernement mondial, se confondent avec les vilaines choses de la terre et se perdent dans le néant de la folie meurtrière humaine.

Les jours qui se suivent comme les mailles d’une chaîne, emprisonnent les vivants dans une sorte d’indicible désespoir dans tous les domaines et secteurs d'activités. L’avenir qui ne se rassasie pas des jours, est tellement incertain. Surtout pour la jeunesse.

Le temps engloutit des jours un à un, sans résoudre les problèmes qui se posent au présent. Nous, nous ne voyons rien passer. Nous vieillissons sans que nous nous en rendions compte. ceux qui tuent le temps par des occupations diverses, se rendent compte finalement que c'est le temps qui les avait tués à petit fue, au jour le jour comme le goudron de la nicotine qui s'installe sournoisement dans les poumos du fumeur et le pousse à la mort.

Un jour, nous nous regarderons sur la glace, et ce sera le choc. Nous commencerons alors à compter les années, du bout des doigts. Un an, deux ans, trois ans, quatre ans, cinq ans, et…, et…, et… cent quinze ans…

- Déjà ?

- Eh, oui !

C'est comme si nous avions dormi toute notre vie. Nous n’avions pas vu passer le temps, les faits et les choses.

Souvent même, nous avons du mal à nous rappeler les choses que nous avions faites, surtout pourquoi nous les avions faites, des paroles que nous avions dites, pourquoi nous les avons dites, des promesses que nous avions faites, les raisons pour les quelles nous les avions faites.

Il plaira à Dieu, de me laisser le temps qu’il veut, pour vivre ma vie sur terre, mais s’il fallait choisir, pour une fois que je dois choisir, je préférerais qu’il me fasse partir d’ici dans un âge où j’aurais encore mes esprits dans le crâne, ma tête sur mes épaules, et que mon corps tiendrait encore sur mes pieds.

Il plaira à Dieu de me rappeler mes fautes et mes erreurs afin que je puisse de mon vivant approcher ceux que j'ai offensés pour leur demander pardon au nom de Jésus-Christ, mon Seigneur et Dieu.

Vraiment, je n’aimerais pas vivre jusqu’à un âge très avancé. Je ne supporterais pas dépendre totalement des autres dans un monde où les jeunes n’ont plus aucun respect pour les personnes âgées.

Dans la civilisation occidentale que nous avons prise pour modèle de développement, les personnes âgées sont abandonnées à eux-mêmes, leurs enfants ne viennent pas ou plus leur rendre visite. Les jeunes pensent que jamais ils vieilliront un jour.

Bien que le propre de la jeunesse soit d’expérimenter soi-même son existence, c’est quand même dommage que de laisser mourir les personnes âgées dans des maisons de retraite loin des siens. bref ils sont habitués dans ce système et rien de pourra leur faire changer d'avis. La sagesse occidentale est uniquement dans les philosophies écrites alors que l’expérience des personnes âgées, transmises oralement, peut être un outil efficace pour apprendre aux jeunes le respect de la vie.

Une fois, une collègue qui avait des problèmes avec ses parents, me disaient que ça faisait vingt cinq ans qu’elle n’avait pas vu ses parents.

Je précise qu’ils habitaient dans Paris, ses parents et elle.

Cette situation est impensable en Afrique, en tout cas dans mon pays.

Seulement, les habitudes occidentales commencent aussi à gagner du terrain sur les traditions dans les pays africains.

Certaines choses, inimaginables hier, se font aujourd’hui aux yeux et au su de tous.